2XNON à la dégradation du système de santé

Ne jouons pas avec la qualité des soins et de la prise en charge   

Offrir des conditions de travail correctes, c’est pouvoir compter sur un personnel qui travaille bien et qui offre une prise en charge et des soins de meilleure qualité. Dans le climat d’incertitude actuel, la CCT Santé 21 constitue l’un des rares éléments de stabilité du système de santé neuchâtelois. Un bien précieux lorsqu’il s’agit de conserver et renouveler les compétences et donc aussi de fidéliser un personnel tout aussi précieux.

La santé neuchâteloise doit rester attractive, pour le bien des patients

La CCT Santé 21 permet au personnel de travailler dans les hôpitaux, dans les soins à domicile ou dans les homes, selon des conditions de travail homogènes pour chaque fonction. Cela favorise la mobilité au sein du système de santé et permet aux employeurs de disposer des ressources nécessaires pour remplir leurs missions et assurer la continuité des soins. Un élément essentiel dans un réseau où le patient est appelé à évoluer selon les besoins dictés par son état de santé.

Les risques de sous-enchère salariale sont réels

Dans un canton frontalier comme le nôtre, les risques de sous-enchère salariale ne peuvent être ignorés. La remise en question de la CCT Santé 21, qui protège notamment les petits salaires, provoquera d’inévitables dégâts sociaux et humains. Des dégâts dont il reviendra à l’État et donc à l’ensemble de la collectivité d’assumer la facture sociale.

Le patient ne se divise pas, les équipes non plus

Dans un home ou dans un hôpital, les patients sont entourés d’équipes dont les membres collaborent dans une vision commune des besoins de prise en charge et des responsabilités de chacun. Pourquoi semer la division au sein de ces équipes en cassant l’actuelle CCT ? Une convention collective qui tient pourtant déjà compte des différences de fonction, mais sans jouer la carte de la division.

Un accord négocié se respecte

Lorsque dans la vie de tous les jours, un particulier signe un contrat, il s’engage à le respecter et s’attend à ce qu’il le soit. Son partenaire aussi. Il en va de même dans le monde du travail quand, après discussions et négociations, employeurs et employés se mettent d’accord et signent une convention collective telle que la CCT Santé 21. Ne jouons pas inutilement les trouble-fête.

Pas plus chère et solidaire

La CCT Santé 21 a des coûts comparables à ceux de ses voisines romandes. Elle est même plus économique que la version précédente, qui avait fait l’objet d’une étude comparative démontrant, déjà, que la CCT neuchâteloise était dans la moyenne des autres cantons. L’abolir ne permettra aucune économie, bien au contraire.

Non au gaspillage financier. Non à trop de complexité

Les employeurs l’affirment : remplacer une CCT unique de santé par des conventions spécifiques par secteurs (soins physiques, psychiatriques, aide et soins à domicile, EMS) et par types de personnels (soignants, non-soignants) représente une complication inutile, problématique à mettre en œuvre et dépourvue d’effets positifs prévisibles. Remplacer la CCT Santé 21 par potentiellement huit CCT représente une véritable usine à gaz et un important gaspillage de ressources. Un dispositif trop coûteux à gérer alors que les institutions de santé doivent pouvoir se concentrer sur ce qu’elles ont à faire : soigner et accompagner les patients neuchâtelois.

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